Le problème de l'unité
internationale
Le but à viser doit être le bien de tous, grands
et petits, dans la justice et l'équité totales.
Le fond du problème est économique et implique une
juste distribution. Il faut libérer le monde de la misère
et les produits de la planète doivent appartenir à
tous, selon un sage système de participation générale.
Il faut que tous les hommes mangent et vivent libres de l'angoisse
et de la crainte. Il ne s'agit pas d'une utopie gratuite de visionnaire.
Une sage administration dans le domaine économique et la
distribution des denrées de première nécessité
résoudraient le problème. Il exigera de tous les
chefs une ferme attitude, afin que les possédants consentent
à partager avec ceux qui n'ont rien et pour supprimer l'exploitation
du surplus des produits de la terre au bénéfice
financier de quelques-uns. Une distribution juste et correctement
planifiée des denrées alimentaires nécessaires
doit être entreprise par toutes les nations, au profit de
tous. Ce sont des denrées essentielles à l'existence
quotidienne de l'homme dans la rue.
La sécurité, le bonheur et des relations pacifiques
sont le désir de chacun. Toutefois, avant que les Grandes
Puissances, en collaboration avec les petites nations, aient résolu
le problème économique et réalisé
que les ressources de la terre n'appartiennent pas à une
seule nation, mais à l'ensemble de l'humanité, il
n'y aura point de paix.
Le véritable problème des Nations unies est double
: il implique la distribution équitable des ressources
mondiales, afin d'arriver à la suppression de la misère
et il implique aussi l'établissement d'une vraie égalité
des chances et de l'éducation pour tous, partout. Les nations
qui ont d'abondantes richesses ne sont pas propriétaires
; elles sont gardiennes des biens du monde, confiés à
elles à l'intention de leurs semblables. Le temps viendra
inévitablement où, dans l'intérêt de
la paix et de la sécurité, les capitalistes des
diverses nations seront forcés de comprendre cela et de
substituer le principe du partage à l'ancien principe d'une
mainmise avide qui les a guidés jusqu'à présent.